On parle de nous

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François Salquer et Jean-Frédéric Neuburger (photo Pascale Poujols)

La Montagne Centre France 16/02/15 - 06h00

Les notes s’écoulaient sans anicroche

 

Le festival Voyage d'hiver accueillait, samedi soir au théâtre d'Aurillac, deux grands noms de la musique classique : François Salque et Jean-Frédéric Neuburger. Les deux virtuoses ont fait preuve d'une puissance musicale impressionnante. Un spectacle entier et prenant qui a envoûté le public. Le violoncelliste et le pianiste ont exécuté les plus belles sonates de Beethoven, et leurs répétitions. Un dialogue passionné et ardent en ce soir de Saint-Valentin.

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FrançOis Zygel - Photo Margaux Briolat

La Montagne Centre France 14/02/15 - 09h00

Jean-François Zygel en maître de l'improvisation


Jean-François Zygel a enchaîné les symphonies de Beethoven. Photo Margaux Briolat

Jean-François Zygel était l’invité du festival Voyage d’Hiver, vendredi soir. Le pianiste a proposé une promenade au gré de son inspiration et des variations, autour des œuvres de Beethoven.

Un sourire esquissé en traversant la scène, puis une fuite… vers son piano. Hier soir, avant même de lui adresser un mot, Jean-François Zygel a offert un prélude à son public aurillacois.

Un premier contact musical avant de faire, finalement, plus amples connaissances autour de son instrument. Le compositeur, passé maître dans l'art de la « musique non-écrite », a donné une solide et belle leçon d'improvisation aux plus de 300 personnes venues assister à son récital inspiré des oeuvres de Beethoven.

Un concert pas comme les autres

« Bienvenue pour un concert pas comme les autres », les prévenait-il d'emblée. Un concert original, donc, « parce que vous ne savez pas ce que vous allez entendre. » Jean-François Zygel a démontré qu'il n'y a rien qu'il aimait davantage que créer sur scène, au gré de son inspiration, au fil de ses digressions.

S'avouant volontiers « sensible » et d'une certaine manière perméable à ce qui l'entoure, le pianiste a guidé son auditoire sur une première pièce répétitive, comme sous la pluie « parce qu'aujourd'hui il pleut sur Aurillac, et parce qu'hier, j'ai eu une discussion avec Marc Le Bot (*) sur la musique répétitive », justifiait-il, en souriant.

Mêlant les petites histoires -celles entendues au détour d'une conversation entre trois adolescentes dans le métro parisien-, aux clins d''il historiques, Jean-François Zygel a revisité sonates et symphonies de Beethoven avec le zeste de folie que son public lui connaît. Mais que serait la folie, sans la maîtrise de l'improvisation ? Hier soir, au théâtre d'Aurillac, il ne serait venu à l'idée d'aucun auditeur de contester celle du maître Zygel.

(*) Marc Le Bot est président de l'association Musica Formosa, organisatrice du festival Voyage d'Hiver, depuis 1996.

Marie-Edwige Hebrard
marie-edwige.hebrard@centrefrance.com

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photo Thibault Stipal

La Montagne Centre France 12/02/15 - 06h00

Le pianiste devrait être le commandant de bord du festival Voyage d’hiver


Le festival Voyage d’hiver continue son exploration musicale. Vendredi, Jean-François Zygel viendra improviser sur la scène du théâtre municipal. Pas de figures imposées pour l’artiste, juste un univers et un répertoire : celui de Beethoven. Interview

Il est coutumier des plateaux télés, des ondes radio… mais aussi de la scène qui est, sans doute, son terrain d'expression préféré. Avant de monter sur celle du théâtre d'Aurillac, demain, à 20 h 45, Jean-François Zygel se confie sur son art et son goût prononcé pour l'improvisation.

Vendredi, vous serez sur la scène du théâtre d'Aurillac pour improviser sur des oeuvres de Beethoven. C'est un de vos exercices préférés. Pourquoi ?

 Aussi loin que je remonte dans ma mémoire, j'ai toujours aimé improviser. Enfant, dès que j'ai su poser mes mains sur un piano, je laissais aller mes doigts et mon imagination… Cela ne plaisait pas du tout à mes professeurs.

La seule interprétation ferme-t-elle trop de fenêtres ?

Dans un concert d'interprétation, vous savez parfaitement ce que vous allez entendre, puisqu'il s'agit d'oeuvres déjà écrites, d'oeuvres du passé. Dans un concert d'improvisation, le pianiste crée la musique sous les yeux (et sous les oreilles !) du public, sans filet. Ce qui se passera à Aurillac, ce vendredi, sera donc une véritable création.

Le fait d'improviser occasionne-t-il des échappées très différentes, en fonction de son humeur, en fonction de son public ?

Oui. Sans perdre, je l'espère, ma personnalité, je suis un peu comme un buvard ! Mes improvisations sont intimement liées à mon état d'esprit du moment, à ce que j'ai mangé à midi, aux rencontres que j'ai faites dans la journée, aux musiques que j'ai écoutées dans les jours précédant le concert, etc.

Comment sont orchestrées ces « musiques non écrites » : est-ce au terme d'un échange avec le public ? Qui a les rênes ?

C'est l'imagination qui a les rênes ! Pour moi, c'est la plus belle de toutes les qualités humaines. Un animal a beaucoup de qualités, il peut être intelligent, sensible, affectueux… Mais son comportement et ses émotions sont toujours liés à la situation qu'il est en train de vivre. L'homme, lui, est capable d'imaginer qu'il est quelqu'un d'autre, de se projeter dans l'avenir ou dans le passé, de retrouver ses émotions d'enfance ou d'inventer de nouveaux univers.

Y a-t-il des improvisations surprenantes qui vous ont amené là où vous n'auriez jamais imaginé aller ?

Tous les improvisateurs vous le diront : nos plus beaux souvenirs sont ces moments où nous nous dédoublons, où, comme en état d'hypnose, nous regardons, étonnés, nos doigts créer une musique à laquelle nous n'avions jamais pensé auparavant. Mais bien sûr, d'un autre côté, on ne crée jamais à partir de rien. Il faut beaucoup travailler, observer, préparer… et tout oublier au moment où on est devant le public !

Pouvez-vous dévoiler une ou deux voies que vous emprunterez, ce vendredi ?

Sûrement pas ! Si je prévois quelque chose, alors ce ne sera plus un concert d'improvisation ! La seule chose que je peux vous dire, c'est que je rendrai hommage au génial improvisateur qu'était Beethoven, et dont son élève Czerny disait : « Ses improvisations étaient on ne peut plus brillantes et étonnantes ; dans quelque société qu'il se trouvât, il parvenait à produire une telle impression sur chacun de ses auditeurs qu'il arrivait fréquemment que les yeux se mouillent de larmes, et que plusieurs éclatent en sanglots. »


Rendez-vous. Festival Voyage d'hiver, demain à 20 h 45 au théâtre. Entrée : 15 €.

Marie-Edwige Hebrard
marie-edwige.hebrard@centrefrance.com

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Photo Pascale Poujols

La Montagne Centre France

Auvergne > Cantal > Aurillac 15/12/14 - 07h00

Divers airs pour un premier voyage d'hiver

 

Le voyage s’est passé en douceur pour les 300 personnes présentes au théâtre, ce samedi soir, pour la première escale du Voyage d’hiver, organisé par l’association Musica Formosa.

Ni turbulence, ni défaut d'enregistrement : le premier Voyage d'hiver, orchestré par l'association Musica Formosa, accueilli au théâtre d'Aurillac, samedi soir, s'est idéalement déroulé, avec Mary Olivon et Fabien Hyon aux commandes.

Marc Le Bot, organisateur du festival, n'a feint ni sa confiance ni sa satisfaction à l'heure d'accueillir « l'enfant du pays, qui a grandi avec le festival. Il sera là pour magnifiquement faire débuter ce festival ».

La première partie a permis une visite quasi exhaustive de l'éventail des sentiments amoureux. En l'occurrence ceux que Robert Shumann avait couchés sur un carnet à l'adresse de sa belle. « De l'excitation fébrile en imaginant la retrouver, à la peur de ne pas la voir arriver, voire la colère », Fabien Hyon est passé d'une émotion à l'autre, tantôt exultant, tantôt plus désinvolte.

La deuxième partie, plus légère, a réservé de belles surprises. Après une visite chez Francesco Paolo Tosti et trois 'uvres lyriques d'Albert Roussel, c'est dans les pas des arrangements de Joseph Canteloube et de ses chants d'Auvergne que le voyage s'est poursuivi.

La parfaite complicité entre le ténor et sa pianiste a impeccablement servi des interprétations dépaysantes et truculentes, les cinq airs auvergnats étant revisités avec fantaisie et facétie.

Marie-Edwige Hebrard
marie-edwige.hebrard@centeefrance.com

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La Montagne jeudi 11 décembre 2014
Créé par l'association Musica Formosa